Problèmes de maths CE2 : les 6 types à connaître et le schéma en barres
« Je ne sais pas si c’est un plus ou un fois. » Au CE2, la difficulté des problèmes n’est plus le calcul, mais le choix de l’opération. Les énoncés s’allongent, comportent deux étapes, parlent de « trois fois plus » ou de partages. Voici les six types de problèmes que votre enfant rencontrera cette année, la méthode du schéma en barres qui l’aide à les comprendre, et une méthode simple pour l’accompagner sans faire à sa place.
L’essentiel en 30 secondes
- Le programme demande aux élèves de traiter au moins dix problèmes par semaine.
- Au CE2, on rencontre six grands types : additifs, comparaisons « de plus », chercher le tout, partages et groupements, comparaisons « fois plus » et combinaisons, auxquels s’ajoutent les problèmes en deux étapes.
- Le schéma en barres permet de « voir » le problème et de choisir l’opération.
- « Trois fois plus » appelle une multiplication ; « trois de plus », une addition.
- Méthode en 4 étapes : raconter, dessiner, calculer, vérifier.
Ce que dit le programme
La résolution de problèmes est au cœur du programme de mathématiques du cycle 2 publié au Bulletin officiel du 31 octobre 2024, appliqué au CE2 depuis la rentrée 2026. Le programme demande que les élèves traitent au moins dix problèmes par semaine, de natures variées. Il recommande aussi l’usage de représentations, comme le schéma en barres, pour modéliser les situations. Au CE2, les nombres vont jusqu’à 10 000 et les quatre opérations sont mobilisées, ce qui ouvre la porte à des problèmes plus riches qu’au CE1.
Si votre enfant était au CE1 l’an dernier, vous retrouverez les bases dans notre article sur les problèmes de maths au CE1. Le CE2 ajoute les comparaisons multiplicatives, les combinaisons et davantage de problèmes à plusieurs étapes.
Les 6 types de problèmes du CE2
| Type | Exemple | Opération |
|---|---|---|
| Additif (réunir, ajouter, retirer) | Un livre de 128 pages ; Léa en a lu 75. Combien en reste-t-il ? | 128 − 75 = 53 |
| Comparaison « de plus, de moins » | Tom a 46 cartes, soit 18 de plus que Sami. Combien Sami en a-t-il ? | 46 − 18 = 28 |
| Multiplicatif (chercher le tout) | 8 boîtes de 6 œufs. Combien d’œufs ? | 8 × 6 = 48 |
| Partage et groupement | 36 élèves en équipes de 4. Combien d’équipes ? | 36 ÷ 4 = 9 |
| Comparaison « fois plus » | Un vélo coûte 120 €, une trottinette trois fois moins. Prix ? | 120 ÷ 3 = 40 |
| Combinaisons | 3 t-shirts et 4 shorts. Combien de tenues différentes ? | 3 × 4 = 12 |
À ces six types s’ajoutent les problèmes en deux étapes, qui combinent deux de ces situations. Ce sont eux qui posent le plus de difficultés, car il faut trouver une donnée intermédiaire que l’énoncé ne demande pas.
Le schéma en barres, l’outil clé
Le schéma en barres consiste à représenter les quantités par des rectangles. Il ne remplace pas le calcul : il aide à comprendre la structure du problème, et donc à choisir l’opération. Il est recommandé par les ressources d’accompagnement du programme.
Pour un problème additif
« Un livre a 128 pages. Léa en a lu 75. Combien lui en reste-t-il ? » On dessine une grande barre pour 128 (le tout), découpée en deux morceaux : 75 (lu) et « ? » (reste). On voit qu’on cherche une partie connaissant le tout : c’est une soustraction, 128 − 75 = 53.
Pour un problème « fois plus »
« Sami a 15 billes. Tom en a 3 fois plus. Combien Tom a-t-il de billes ? » On dessine une barre pour Sami (15), puis une barre trois fois plus longue pour Tom, faite de trois barres de 15. On voit 15 + 15 + 15, c’est-à-dire 3 × 15 = 45.
Les pièges du CE2
« Fois plus » ou « de plus » ?
« Tom a 3 billes de plus que Sami » et « Tom a 3 fois plus de billes que Sami » ne veulent pas du tout dire la même chose. Avec 15 billes pour Sami, Tom en a 18 dans le premier cas et 45 dans le second. C’est l’une des confusions les plus fréquentes du CE2. Faites lire les deux phrases à voix haute et dessiner les deux schémas : la différence saute aux yeux.
Les mots inducteurs
Beaucoup d’enfants associent un mot à une opération : « de plus » = addition, « moins » = soustraction. Mais dans « Tom a 46 cartes, soit 18 de plus que Sami », il faut soustraire pour trouver le nombre de cartes de Sami. Le schéma en barres protège de ce piège, car il oblige à se représenter la situation au lieu de réagir à un mot.
Les problèmes en deux étapes
« Marie achète 3 cahiers à 4 € et une trousse à 7 €. Combien paie-t-elle ? » Il faut d’abord calculer le prix des cahiers (3 × 4 = 12 €), puis ajouter la trousse (12 + 7 = 19 €). La question intermédiaire, « combien coûtent les cahiers ? », n’est pas écrite : c’est à l’enfant de la trouver.
Pour l’aider, demandez-lui : « Qu’est-ce qu’il faut savoir d’abord ? » et faites-lui écrire cette question intermédiaire avec sa réponse, en phrase. Cette habitude, très utile au CM1, se prend facilement dès le CE2.
La méthode en 4 étapes
- Raconter. Votre enfant reformule l’histoire avec ses mots, sans les nombres : « Il y a des cahiers et une trousse, on cherche combien elle paie en tout. »
- Dessiner. Un schéma en barres, ou un dessin simple. On y place les nombres connus et un « ? » pour ce qu’on cherche.
- Calculer. On écrit le ou les calculs, de tête ou posés, selon les nombres.
- Vérifier et répondre. Le résultat est-il possible ? Puis une phrase réponse : « Marie paie 19 €. »
L’étape « vérifier » est souvent oubliée. Pourtant, une question simple évite beaucoup d’erreurs : « Est-ce que c’est logique ? ». Si Tom a 3 fois plus de billes que Sami, il doit en avoir plus. Si on partage 36 élèves en équipes, il ne peut pas y avoir 144 équipes.
À la maison : un problème par jour
Pas besoin de fiches pour s’entraîner. La vie de famille fournit des problèmes à volonté, et ils ont un avantage énorme : votre enfant comprend la situation, puisqu’il la vit.
- Les courses : « 4 paquets de 6 yaourts, combien de yaourts ? », « J’ai 20 €, le panier coûte 13 €, combien me rendra-t-on ? »
- La cuisine : « La recette est pour 4 personnes, on est 8 : combien de fois plus d’œufs ? »
- Les trajets : « Il reste 340 km, on en a fait 120, combien en tout ? »
- Les tenues : « Avec tes 3 pantalons et tes 4 pulls, combien de tenues différentes ? »
Ces petits problèmes oraux mobilisent aussi le calcul mental : un enfant à l’aise avec les compléments, les tables et les raccourcis comme + 29 garde son énergie pour comprendre l’énoncé. Nos exercices de calcul mental CE2 et notre article sur la division au CE2 complètent bien ce travail.
Notre fiche gratuite propose 12 problèmes, deux pour chaque type : six avec le schéma en barres à observer, six où votre enfant le dessine lui-même, puis une page de corrigés avec des exemples de schémas.

12 problèmes du CE2 avec schémas
Douze problèmes, deux pour chacun des six types du CE2 : six avec le schéma en barres à observer, six à dessiner soi-même, puis les corrigés avec des exemples de schémas.
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