Table de Pythagore

Table de Pythagore à imprimer : complète, vierge, et comment s’en servir

La table de Pythagore, c’est ce grand tableau carré où toutes les tables de multiplication se croisent : on lit la ligne, on lit la colonne, et le résultat est à leur rencontre. Beaucoup de parents l’impriment pour la coller au mur. C’est une bonne idée, à condition de savoir ce qu’elle peut apporter. Car bien utilisée, elle fait une chose qu’aucune liste de tables ne fait : elle montre à votre enfant que la montagne des tables est en réalité une petite colline.

Par l’équipe Mon Enfant ApprendMis à jour le Lecture : 7 min

L’essentiel en 30 secondes

  • La table de Pythagore réunit toutes les tables de 1 à 10 dans un seul tableau de 100 cases : ligne × colonne = case.
  • Elle est symétrique : 3 × 8 et 8 × 3 ont la même valeur. Une fois les doublons et les tables de 1 et 10 retirés, il ne reste que 36 calculs.
  • La version vierge sert à s’entraîner ; la version complète sert à comprendre et à se corriger.
  • La faire colorier au fil des progrès est un excellent moteur de motivation.
  • Notre fiche gratuite contient la table complète, la table vierge et une table « à moitié » pour découvrir la symétrie.

Qu’est-ce que la table de Pythagore ?

C’est un tableau à double entrée : les nombres de 1 à 10 sont écrits en haut (les colonnes) et à gauche (les lignes). Dans chaque case, on écrit le produit de la ligne par la colonne. La case qui se trouve sur la ligne 7 et la colonne 8 contient 56, car 7 × 8 = 56. Le tableau compte donc 100 cases, qui rassemblent toutes les tables de multiplication de 1 à 10.

Elle porte le nom du mathématicien grec Pythagore par tradition : l’attribution est ancienne, mais les historiens la considèrent comme incertaine. Peu importe pour votre enfant : ce qui compte, c’est ce que ce tableau permet de voir.

Un morceau de la table de Pythagore : les lignes et colonnes de 6 à 9
×6789
636424854
742495663
848566472
954637281

Regardez ce morceau du tableau : 42 apparaît deux fois, 48 aussi, 56, 54, 63 et 72 également. C’est la première grande découverte à faire avec votre enfant.

La grande découverte : la symétrie

Si l’on plie la table de Pythagore le long de sa diagonale (de la case 1 en haut à gauche à la case 100 en bas à droite), les deux moitiés se superposent exactement. C’est parce que 3 × 8 = 8 × 3 : on peut toujours échanger les deux nombres d’une multiplication. Un rectangle de 3 rangées de 8 contient autant de ronds qu’un rectangle de 8 rangées de 3, il est simplement tourné.

Conséquence directe : la moitié du tableau est déjà connue dès qu’on connaît l’autre moitié. Et en retirant aussi les lignes de 1 et de 10, qui se calculent immédiatement, il ne reste que 36 calculs différents à mémoriser, ceux des nombres de 2 à 9.

Ce que la table de Pythagore permet de retirer, étape par étape
ÉtapeCe qu’on retireCalculs restants
Le tableau complet—100 cases
× 1 et × 10Les lignes et colonnes de 1 et de 10, immédiates64 cases
La symétrieLes doublons comme 8 × 3, déjà connu par 3 × 836 calculs
Les tables de 2 et 5Les doubles et la moitié de × 10, faciles21 calculs
Les tables de 3, 4, 6 et 8Retrouvées avec les doubles (et le double plus une fois pour × 3)3 calculs : 7 × 7, 7 × 9, 9 × 9

Les autres régularités à faire découvrir

Un tableau qu’on observe devient un tableau qu’on comprend. Voici ce que votre enfant peut chercher, avec un crayon de couleur différent pour chaque découverte :

  • La diagonale des carrés. 1, 4, 9, 16, 25, 36, 49, 64, 81, 100 : ce sont les nombres multipliés par eux-mêmes. Ce sont les seules cases qui n’ont pas de jumelle de l’autre côté de la diagonale.
  • La ligne de 5. Tous ses résultats finissent par 0 ou par 5.
  • La ligne de 9. Les chiffres de chaque résultat, ajoutés, font 9 : 18 (1 + 8), 27, 36… jusqu’à 90.
  • La ligne de 4 et la ligne de 8. Chaque résultat de la ligne de 8 est le double de celui de la ligne de 4, quatre lignes plus haut.
  • Les nombres pairs. Dès qu’une ligne ou une colonne est paire, le résultat est pair. Les seuls résultats impairs se trouvent au croisement de deux nombres impairs.

Ces régularités ne sont pas des curiosités : ce sont les astuces qui permettent de retrouver un résultat oublié. Nous les détaillons table par table dans notre guide sur les tables de 6, 7, 8 et 9.

Comment s’en servir pour apprendre les tables

La table de Pythagore n’est pas faite pour être relue. Voici quatre usages qui fonctionnent vraiment.

  1. La table qui se colorie. Imprimez une table complète et faites colorier en vert les cases des tables que votre enfant connaît sans hésiter. Chaque semaine, il ajoute une table. Voir le tableau se remplir aux trois quarts est souvent un déclic.
  2. La table vierge. Votre enfant remplit une ligne, puis une colonne, sans regarder. Il se corrige ensuite avec la table complète. Commencez par les lignes faciles (2, 5, 10), puis passez aux autres.
  3. La table à trous. Sur une table complète, effacez ou cachez quelques cases avec des gommettes, puis demandez de les retrouver. C’est un bon exercice dans le désordre.
  4. La table à l’envers. Pointez un résultat, par exemple 42, et demandez « quelle ligne et quelle colonne ? ». Votre enfant travaille les tables dans les deux sens et prépare la division.

Table vierge ou à remplir : comment la proposer

La table vierge peut décourager si on la donne d’un bloc : 100 cases, c’est beaucoup. Proposez-la par morceaux.

  • Au CE1 : seulement les lignes 1, 2, 5 et 10, puis 3 et 4 en fin d’année.
  • Au CE2 : d’abord la moitié du tableau au-dessus de la diagonale, puis la table entière, puis la table entière en temps limité, contre son propre record.
  • Au CM1 et au CM2 : la table entière d’un coup, pour repérer en une fois les cases qui résistent. Ce sont elles qu’il faut travailler, pas les autres. Notre guide sur les tables au CM1 et au CM2 vous explique comment.

Notre fiche contient justement une table « à moitié », de 2 à 9 : seules les cases au-dessus de la diagonale et la diagonale elle-même sont à remplir, soit 36 cases. Votre enfant découvre ainsi qu’en remplissant cette moitié, il connaît tout le tableau.

Et la table de Pythagore Montessori ?

Le matériel Montessori propose une table de Pythagore en bois avec des petites tuiles numérotées à placer sur un plateau. Le principe est le même : l’enfant retrouve la case à l’intersection d’une ligne et d’une colonne, et vérifie avec une table de contrôle. Ce matériel est agréable à manipuler, mais pas indispensable : une table imprimée et des gommettes ou des jetons font le même travail. Ce qui compte, c’est que l’enfant cherche lui-même le résultat avant de vérifier.

Une table de Pythagore pour l’addition ?

Oui, le même tableau existe pour l’addition : dans chaque case, on écrit la somme de la ligne et de la colonne. Elle sert au CP et au CE1 pour les tables d’addition, avec les mêmes usages : symétrie (3 + 8 = 8 + 3), diagonale des doubles, cases à colorier. Si votre enfant en est à cette étape, nos guides sur les compléments à 10 et sur les doubles et les moitiés sont faits pour lui.

Téléchargez la fiche gratuite : la table de Pythagore complète en couleur, la même table vierge, et la table « à moitié » pour découvrir la symétrie, avec un mode d’emploi pour le parent.

Aperçu de la fiche gratuite Ma table de Pythagore
Fiche gratuite à imprimer

Ma table de Pythagore

La table de Pythagore complète en couleur, la même table vierge à remplir, et une table « à moitié » pour découvrir la symétrie, avec le mode d’emploi pour le parent.

Télécharger la fiche (PDF, 3 pages, 0,3 Mo)
Parlons du cahier « Les tables de multiplication en 30 jours »

La table de Pythagore, coloriée au fil des 30 jours

Dans le cahier « Les tables de multiplication en 30 jours », la table de Pythagore n’est pas une affiche : c’est le tableau de progrès de votre enfant. Aux jours 7, 14 et 21, il colorie les tables qu’il connaît, jusqu’à voir son tableau entièrement vert. Entre-temps, une astuce par table, des jeux et des révisions quotidiennes.

Couverture du cahier Les tables de multiplication en 30 jours, du CE1 au CM2

30 pages de 15 minutes, en 4 étapes sur l’île des tables :

  • La plage× 1, × 0, × 10, × 2, × 5
  • Le village× 4, × 3, × 6, × 8
  • La forêt× 9, × 7, les pièges
  • Le sommetdivision, problèmes, vitesse
  • Le grand tableau des tables à colorier
  • Seulement les calculs vraiment nouveaux à apprendre
  • 4 défis chrono contre soi-même
  • Tous les corrigés

12 €PDF de 44 pages · téléchargement immédiat

Découvrir le cahierVoir 3 pages gratuites

Du CE1 au CM2 · Un test avant et après · 36 cartes à plier · Tous les corrigés · Réimpression illimitée pour la famille

Vos questions

Questions fréquentes sur la table de Pythagore

Qu’est-ce que la table de Pythagore ?

C’est un tableau à double entrée qui réunit toutes les tables de multiplication : les nombres de 1 à 10 en ligne et en colonne, et dans chaque case le produit de la ligne par la colonne.

Comment lire la table de Pythagore ?

On choisit une ligne et une colonne : le résultat de leur multiplication se trouve dans la case où elles se croisent. Par exemple, ligne 7 et colonne 8 : 56.

Pourquoi la table de Pythagore est-elle symétrique ?

Parce qu’on peut échanger les deux nombres d’une multiplication sans changer le résultat : 3 × 8 = 8 × 3. Les cases de part et d’autre de la diagonale sont donc identiques.

Combien de calculs faut-il vraiment apprendre ?

Sur les 100 cases, une fois retirés les tables de 1 et de 10 et les doublons, il reste 36 calculs différents. Et avec les tables de 2, 3, 4, 5, 6 et 8, il n’en reste plus que trois : 7 × 7, 7 × 9 et 9 × 9.

À quoi sert une table de Pythagore vierge ?

À s’entraîner : l’enfant remplit les cases de mémoire, puis se corrige avec la table complète. Proposez-la par morceaux pour ne pas décourager.

Peut-on laisser la table de Pythagore pendant les devoirs ?

Pour vérifier, oui. Pour calculer, non : un enfant qui la consulte à chaque calcul ne cherche jamais dans sa mémoire, et ne retient pas ses tables.

Pourquoi s’appelle-t-elle table de Pythagore ?

Le tableau porte traditionnellement le nom du mathématicien grec Pythagore, mais les historiens jugent cette attribution incertaine. On parle aussi simplement de table de multiplication.