Exercices de tables de multiplication à imprimer, dans le désordre et avec corrigés
Votre enfant connaît ses tables dans l’ordre, mais bloque dès qu’on lui demande 7 × 6 au milieu d’autres calculs ? C’est le signe qu’il lui manque des exercices dans le désordre. Voici quatre fiches progressives à imprimer, des tables de 2, 3, 4 et 5 jusqu’au grand mélange de toutes les tables, avec les corrigés. Et surtout, la façon de les utiliser pour que chaque minute d’entraînement compte.
L’essentiel en 30 secondes
- Notre fiche gratuite propose 4 séries progressives : tables de 2, 3, 4, 5 et 10 ; tables de 3, 4, 6 et 8 ; tables de 6, 7, 8 et 9 ; toutes les tables mélangées.
- Les calculs sont dans le désordre et dans les deux sens (6 × 7 = … et 6 × … = 42), comme en classe.
- Une série par jour, 10 minutes maximum, puis on corrige ensemble.
- Les erreurs ne se recopient pas : on les note sur une carte pour les revoir les jours suivants.
- Le chrono vient en dernier, quand les résultats sont sus, pour mesurer les progrès.
Pourquoi s’entraîner dans le désordre ?
Réciter « 7, 14, 21, 28, 35, 42… » n’est pas connaître sa table de 7. C’est connaître une comptine. Le jour où la maîtresse demande 7 × 6, l’enfant doit dérouler la comptine depuis le début, en comptant sur ses doigts le rang du résultat. C’est lent, et la moindre distraction fait tout recommencer.
Connaître une table, c’est pouvoir donner n’importe lequel de ses résultats, isolé, dans n’importe quel ordre. C’est exactement ce que demandent le programme et les défis de vitesse en classe : les repères annuels de 2024 parlent d’égalités à compléter, environ 8 en 1 minute en fin de CE1 et 12 en fin de CE2, et ces égalités arrivent mélangées. D’où l’intérêt d’exercices dans le désordre dès que la table a été comprise.
Les 4 séries de la fiche
Chaque série tient sur une demi-page et se fait en 5 à 10 minutes. L’ordre suit celui dans lequel les tables s’apprennent le plus facilement.
| Série | Tables travaillées | Pour qui | Ce qu’elle entraîne |
|---|---|---|---|
| 1 | 2, 3, 4, 5 et 10 | CE1 | Les premières tables, dans les deux sens |
| 2 | 3, 4, 6 et 8 | Fin de CE1, CE2 | Les tables qui s’appuient sur les doubles |
| 3 | 6, 7, 8 et 9 | CE2, CM1 | Les tables difficiles et les pièges |
| 4 | Toutes, de 2 à 9 | CE2 à CM2 | Le grand mélange, comme dans un défi de vitesse |
Chaque série mélange deux types de calculs : les calculs directs (8 × 4 = …) et les calculs à trous (8 × … = 32, … × 4 = 32). Ces derniers sont plus difficiles, mais indispensables : ce sont eux qui préparent la division. Nous leur consacrons un guide complet sur la multiplication à trous.
Comment faire les exercices : la méthode en 4 temps
- Un échauffement à l’oral. Avant la fiche, posez 3 ou 4 calculs à voix haute sur les tables déjà connues. Une minute suffit : le cerveau est prêt.
- La série, sans aide. Votre enfant fait la série seul, sans affiche ni table de Pythagore. S’il bloque sur un calcul, il le saute et revient à la fin.
- La correction ensemble. Reprenez la série avec le corrigé, en demandant pour chaque erreur « comment pourrais-tu le retrouver ? ». 6 × 8 ? Le double de 3 × 8, donc le double de 24. Votre enfant apprend une stratégie, pas seulement un résultat.
- Les erreurs sur des cartes. Chaque calcul raté est écrit sur une petite carte, à revoir le lendemain et les jours suivants. C’est la méthode des boîtes, expliquée dans notre guide mon enfant n’arrive pas à retenir ses tables.
Quelle série pour quel niveau ?
Au CE1
Restez sur la série 1 pendant plusieurs semaines. Le programme du CE1 introduit la multiplication et les premières tables progressivement : il est normal que votre enfant ne connaisse pas encore la table de 7 en fin d’année. Notre guide sur les tables au CE1 détaille ce qui est attendu.
Au CE2
Les séries 2 et 3, puis la série 4 en fin d’année. C’est l’année où toutes les tables doivent être connues dans les deux sens. Si les tables de 6, 7, 8 et 9 résistent, appuyez-vous sur nos astuces pour chacune.
Au CM1 et au CM2
Commencez directement par la série 4. Elle fait office de diagnostic : les calculs ratés montrent précisément les trous à combler, souvent quelques résultats des tables de 6, 7, 8 et 9. Pour un bilan plus complet, utilisez notre test des tables à imprimer.
Les erreurs les plus fréquentes, et comment les corriger
| Erreur | D’où elle vient | Ce qui aide |
|---|---|---|
| 7 × 8 = 54 | Confusion entre deux résultats proches (6 × 9 = 54) | Le repère « 5, 6, 7, 8 » : 56 = 7 × 8 |
| 8 × 8 = 62 | Résultat reconstruit de travers | Le double du double du double : 8 → 16 → 32 → 64 |
| 6 × 4 = 10 | Addition au lieu de multiplication | Revenir au sens : 6 paquets de 4 |
| 9 × 7 = 64 | Confusion avec 8 × 8 | Le test du 9 : 6 + 3 = 9, donc 63 |
| … × 6 = 42 : 36 | L’enfant écrit le résultat d’un calcul voisin | Relire la consigne à voix haute : « combien de fois 6 ? » |
Varier les formats pour ne pas lasser
Une même série, refaite tous les jours sous la même forme, finit par lasser, et votre enfant peut retenir la place des réponses plutôt que les résultats. Variez les formats d’une séance à l’autre :
- Les calculs directs : 7 × 6 = …, le format de base, à faire en premier.
- Les calculs à trous : 7 × … = 42, pour travailler le deuxième sens.
- Le vrai ou faux : 8 × 7 = 54 ? Votre enfant doit repérer l’erreur, ce qui l’oblige à connaître le bon résultat et à se méfier des résultats voisins.
- Les petits problèmes : « 6 boîtes de 8 crayons, combien de crayons ? ». Le calcul est le même, mais il faut d’abord reconnaître la multiplication.
- Le défi en binôme : votre enfant pose les calculs et vous répondez. Pour vérifier vos réponses, il doit connaître les résultats, et il adore vous prendre en défaut.
Ces variations travaillent exactement les mêmes faits, mais sous des angles différents : c’est ce qui les rend solides.
Combien d’exercices, et à quel rythme ?
Une série par jour suffit largement, quatre à cinq jours par semaine. Au-delà de 10 minutes, l’attention baisse et les erreurs augmentent, ce qui décourage. Il vaut mieux s’arrêter quand votre enfant réussit encore bien : il gardera une bonne impression de la séance et y reviendra plus volontiers le lendemain.
Alternez avec des jeux : une partie de bingo ou de bataille des tables fait travailler autant de résultats qu’une fiche, sans que votre enfant ait l’impression de travailler. Nos 10 jeux pour apprendre les tables se jouent avec un simple jeu de cartes ou deux dés.
Et quand les séries sont réussies sans erreur, place au coloriage magique de multiplication : le même entraînement, avec un dessin à découvrir à la clé.
Faut-il chronométrer les exercices ?
Pas au début. Le chrono ne fait pas apprendre : il mesure ce qui est déjà appris. Introduit trop tôt, il pousse l’enfant à deviner et peut créer de l’anxiété. Attendez que la série soit réussie sans erreur, puis proposez de la refaire en notant le temps, pour battre son propre record. Jamais pour se comparer à un frère, une sœur ou un camarade.
Téléchargez la fiche gratuite : les 4 séries d’exercices progressives, dans le désordre et dans les deux sens, un tableau pour suivre ses progrès, et tous les corrigés.

Les tables dans le désordre
4 séries progressives de 20 calculs (tables de 2, 3, 4, 5 et 10 ; de 3, 4, 6 et 8 ; de 6 à 9 ; puis toutes mélangées), dans le désordre et dans les deux sens, un tableau de progrès et tous les corrigés.
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